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 Intervista a Jean-Luc Chaumeil 
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Messaggio Intervista a Jean-Luc Chaumeil
La Gazette de Rennes-le-Château a rencontré le dernier mousquetaire du quatuor du Prieuré de Sion, Jean-Luc Chaumeil. Il vient de publier "Rennes-le-Château - Gisors - Le Testament du Prieuré de Sion - Le Crépuscule d'une Ténébreuse Affaire", éd. Pégase. C'est assurément le livre événement de cette année 2006 puisqu'il contient "Pierre et Papier" de Philippe de Cherisey. Nous vous rappelons que "Le Testament du Prieuré de Sion" et "Pierre et Papier" ont fait l'objet de deux autres articles que vous (re)lirez en cliquant sur les titres des livres.

En ce mois d'août ensoleillé, la rédaction a rencontré longuement Jean-Luc Chaumeil dans sa galerie d'art de Carennac, "L'Atelier du Prieuré". Ce journaliste, écrivain et artiste est le dernier survivant du Prieuré de Sion, version Pierre Plantard. Après les disparitions du chantre surréaliste, Philippe de Cherisey en 1985, du Grand Maître autoproclamé, Pierre Plantard en 2000 et du porte-plume du groupuscule, Gérard de Sède en 2004, il reste le seul témoin de ce qui est une fumisterie, une renaissance ou une piste à suivre selon les avis des chercheurs.

Dans son livre, Jean-Luc Chaumeil qui se définit comme un journaliste d'investigation, s'est exprimé très peu sur le Prieuré de Sion et sur "Pierre et Papier". Tout au plus deux dizaines de pages sur plus de 240. Qui plus est, de nombreux passages étaient peu compréhensibles même pour les spécialistes de l'affaire. De surcroît, le moins que nous puissions écrire, c'est que les explications du canular, selon Philippe de Cherisey, étaient embrouillées, voire contradictoires... Beaucoup de chercheurs, rencontrés à Rennes-le-Château et dans la région, beaucoup d'internautes via le forum et les courriels se posaient moult questions aussi !

D'emblée, Jean-Luc Chaumeil, le verbe haut et le ton péremptoire, mais n'en a-t-il pas toujours été ainsi depuis la création du Prieuré de Sion, martèle ses vérités : le Prieuré est une fumisterie, Philippe de Cherisey a créé les deux parchemins, Pierre Plantard était un homme seul dépassé par son invention, il n'y a aucun trésor à Rennes-le-Château ou, plus à la mode, à Rennes-les-Bains, la seule piste serait de retrouver Reda qui n'est ni à Rennes-le-Château ni dans sa proche région, un seul personnage est digne d'intérêt Roncelin de Fos, etc. Notons que J-L Chaumeil a déjà développé nombre de ses idées dans différents écrits des années 70 : les numéros de Pégase, du Charivari consacrés au PS et aux Templiers notamment !

Gazette de RLC : J-L Chaumeil, quand et comment avez-vous découvert l'énigme de Rennes-le-Château ?
J-L Chaumeil : Peintre à mes heures, poète à d'autres, journaliste pour gagner ma vie, je fis très tôt la connaissance de Daniel Réju qui me demanda des articles pour la revue : "L'ère d'Aquarius". Je travaillai aussi pour "Europe journal", premier hebdomadaire européen et je faisais une revue de presse pour les cadres d'une société autoroutière. En 1971, je lus le livre "L'or maudit" et mon rédacteur en chef, Claude Jacquemart, me confia la rédaction d'un numéro spécial, le numéro 18 concernant "Les archives du Prieuré de Sion". un jeune écrivain, Claude Pimont, auteur de "Dieu n'existe pas, je l'ai rencontré", en compagnie d'un ami de Réju, Monsieur Renard, m'entretint de l'histoire d'un curé qui, soi-disant, avait découvert "des milliards", dans le sud de la France ! Le livre était de Gérard de Sède, auteur d'un livre que j'avais épluché, "Les templiers sont parmi nous". Connaissant l'histoire de Gisors pour l'avoir déjà approchée, je me méfiai de "L'or de Rennes" et j'avoue que j'avais raison à priori... Daniel Réju me donna les coordonnées téléphoniques de Plantard et, parallèlement, je rencontrai Gérard de Sède, rue Danrémont. A la même époque, Mathieu Paoli, un ami de l'écrivain roumain Doru Theodoriciu, commençait un film pour la T.S.R sur Arginy et Rennes-le-Château. Au tout début de l'année 1972, je partais en mission à Rennes-le-Château avec mon photographe Bernard Roy.

Pierre Plantard

Gazette de RLC : Décrivez-nous Pierre Plantard. Etait-il aussi mystérieux qu'on le dit ?

J-L Chaumeil : Après plusieurs conversations téléphoniques, je rencontrai Pierre Plantard. Des questions, il y en avait mille; quant aux réponses, elles étaient allusives, irritantes à plus d'un titre, souvent contradictoires, parfois naïvement déconcertantes, toujours réglées avec soin, trop de soin peut-être… Le personnage était rieur cependant, plein d'humour, un tantinet illuminé. On aurait dit Jeanne d'Arc en costume 1930, un Matrix "Man in Black" sorti des temps présents avec des documents plein les poches, comme prêts à l'avance… Mais je savais qu'il avait été sacristain et voyant quand il officiait à Aulnay, sous le nom de "Chyren". Non seulement, il croyait en ses ordonnances mais il prophétisait à tour de bras. Il rêvait de devenir prêtre et n'était que sacristain; déçu, il perdit la foi et le regrettait ! Je me souviens de nos visites à l'église Saint-Sulpice de Paris. Il élevait la voix quand il voyait un prêtre et cela dégénérait. Il transformait aussi la chapelle des Saints-Anges en carte au trésor et Saint Pierre, avec ses deux clefs, en un messager indiquant la crypte de Notre-Dame-sous-Terre avec un temple d'Artémis païen de surcroît. Il pratiquait déjà ce qu'on appelle aujourd'hui le révisionnisme historique, axé sur la légitimité mérovingienne…

Gazette de RLC : Dans quel contexte, Pierre Plantard a-t-il rencontré Philippe de Cherisey ?
J-L Chaumeil : C'est assez nébuleux ! J'en ai reçu plusieurs versions. Ils se sont connus dans les années 50 et ils fouillèrent avec Gérard de Sède la cave de Monsieur Jacques Rouët à Gisors en 1962 (ndlr lettre jointe au livre p. 106).

Le trio magique

Gazette de RLC : Le trio était très hétérogène ! Comment imaginer un tel groupe ?
J-L Chaumeil : Oh ! Cela s'explique aisément si on connaît leur passé...
Pierre Plantard était désargenté, vivait dans une mansarde, il fut conquis par les quartiers de noblesse de de Cherisey, ceux qui lui manquaient tant et qu'il se créa. De plus l'érudition de Philippe le fascinait.
Quant à de Cherisey, le renégat de la famille Vaudémont-Vaudressel, rejeté parce que saltimbanque, il régla ses comptes et trouva en Plantard le père dont il rêvait. Il s'affubla d'ailleurs dans les apocryphes du titre de noblesse de son père dans le but de le discréditer. Lui qui était comte se nomma le marquis de Cherisey ! Il voulait foutre en l'air la noblesse en créant une contre-noblesse !
Il manquait à ce duo infernal un écrivain, Gérard de Sède. Pour ce noble trotskyste, unique en son genre, c'était l'occasion de revenir à d'autres travaux que ceux des champs. Le porte-plume allait être emporté par la supercherie.
Et voilà ! le décor est planté, la partition à jouer !

Gazette de RLC : Pierre Plantard avait constitué un énorme dossier sur l'affaire, paraît-il.
J-L Chaumeil : (Souriant) Et oui ! Surtout des documents, des articles glanés ici et là, il faisait feu de tout bois, suivait l'actualité via "Ici Paris" et d'autres canards du même tonneau, il écoutait aussi la radio. Pour être précis, le dossier comporte 1014 pages.

Gazette de RLC : Pierre Plantard a revendiqué la caution de sommités de son temps, par exemple Maurice Lecomte Moncharville.
J-L Chaumeil : Oui, mais il était surtout passé maître dans l'art de faire parler les morts. Il sortait des documents, des lettres, des faux bien évidemment, une fois la personne décédée. Personne ne pouvait le contredire.

Gazette de RLC : Dans "L'Or de Rennes", Gérard de Sède détaille des disparitions mystérieuses liées à notre affaire, celle de Fakhar Ul Islam par exemple.
J-L Chaumeil : Pierre Plantard a même fait courir le bruit que la DGSE s'était intéressée à l'affaire et que les informations étaient fiables puisque transmises par mon père, membre de ce corps de police.
De nouveau Pierre Plantard désinforme ! Si mon père a enquêté sur cette affaire, c'est en qualité de commissaire principal de Melun. L'accident a eu lieu sur son territoire juridictionnel. De plus Fakhar Ul Islam était un trafiquant de drogues international. Il n'a donc aucun lien avec RLC mais Plantard est arrivé à ses fins puisque l'information est sortie dans la presse !

Pierre et Papier

Gazette de RLC : Venons-en à "Pierre et Papier"...
J-L Chaumeil : (Il n'attend pas la question) C'est Philippe qui a rédigé les parchemins et, dans ce livre, il s'en explique. Tout y est dit et je ne comprends pas ceux qui se posent encore des questions sur ce texte. Moi-même, j'ai déjà détaillé tout le contexte de la création du Prieuré de Sion. Lisez mes livres, mes articles, je ne vais point me répéter constamment !

Gazette de RLC : Jean-Luc, certes, vous avez été dissert sur le sujet, plusieurs livres, des numéros spéciaux de revues, des articles. C'est d'ailleurs pour cela qu'une synthèse sera utile pour les internautes...
J-L Chaumeil : (Un silence) Bon, allez-y ! Je vous écoute !

Gazette de RLC : La quarantaine de pages de "Pierre et Papier" est assez nébuleuse. Philippe de Chérisey n'évite ni les répétitions, ni les approximations et, encore moins, les erreurs assez étonnantes pour quelqu'un qui a inventé les parchemins. L'éditeur Pégase a dû mentionner plusieurs fois en notes que de Cherisey confondait les deux parchemins dans ses explications. Je vous concède qu'il fait chaque fois la même mais ne s'est-il pas relu ? A-t-il rédigé cela d'un seul jet ? On a l'impression d'un brouillon alors qu'il vous avait demandé de publier son texte. On aurait pu supposer qu'il vous livre un produit fini !
J-L Chaumeil : Philippe était un poète, surréaliste de surcroît ! Il avait un sens aigu de la farce et de la satire. Que voulez-vous ! il s'exprime ici comme il s'est exprimé dans ses autres écrits en allusion, en décalage, en clin d'oeil. Il avait le souci constant d'épater la galerie, il se voulait illusionniste. Il a oeuvré en ce sens.

Gazette de RLC : Son style est très proche du roman "Livre à vendre", écrit à quatre mains avec Roland Dubillard et publié chez Jean-Claude Simoën en 1977. La différence ne réside-t-elle pas dans le genre ? Ici un roman, là un essai !
J-L Chaumeil : (D'un ton péremptoire) Non, absolument pas ! Je vous répète qu'il jongle avec les mots et les idées. Philippe est un poète surréaliste, sa vie est basée sur les jeux de mots, l'humour. C'est son métier aussi !

Gazette de RLC : Donc, si nous vous comprenons bien, il ne faudrait pas chercher dans la deuxième partie de "Pierre à Papier", celle consacrée à l'explication du texte "Bergère, pas de tentation...", à vouloir tout interpréter ? Ce serait donc un texte surréaliste à prendre comme tel... N'est-ce point étrange pour quelqu'un qui voulait "démontrer enfin le mécanisme d'une assez bonne farce" (p. 78)?
J-L Chaumeil : (Conciliant) Bon, je vais vous donner quelques explications... Philippe de Cherisey était un grand sentimental. Peu de personnes connaissent la tragédie qui s'est jouée sur une route de Rennes-les-Bains. C'est là qu'il a perdu son amour dans un accident de la route... Pour lui, le poète éploré, la phrase du codage du "Petit Parchemin", "A DAGOBERT II ROI ET A SION EST CE TRESOR ET IL EST LA MORT", n'évoque pas de l'or, des documents capitaux pour l'humanité, une révélation christique, que sais-je ! Non, Philippe de Cherisey rend hommage à son amie qui est "LÀ MORT(e)". Que n'a-t-on glosé sur l'article ou l'adverbe... ! C'était l'adverbe qu'il fallait privilégier, mais pas de dépôt sacré, de caverne d'Ali Baba, non, un amour perdu à tout jamais.

Gazette de RLC : Mais il a fait aussi des recherches en compagnie de Pierre Plantard et de vous-même au Serbaïrou à Rennes-les-Bains.
J-L Chaumeil : Oui, mais son trésor, le trésor, c'était sa fiancée ! Il l'écrit d'ailleurs.
Gazette de RLC : En effet ! "... je connus ma Roseline qui mourut le 6 août 1967, fête de la Transfiguration, en franchissant le Méridien 0 en voiture." (p. 108)

Gazette de RLC : L'essentiel des explications de de Cherisey concerne le "Grand Parchemin". De nombreux passages sont nébuleux et...

J-L Chaumeil : (N'attendant pas la question) Mais il n'y a rien à comprendre, Philippe agit en surréaliste. Tous les passages que vous me citez ne doivent pas être décryptés, ils ne mènent à rien. Philippe s'est amusé à brouiller les pistes, à dire tout et son contraire, ...

Le document Tisseyre

Gazette de RLC : Soit ! Mais de Cherisey écrit que "tant que les curieux pourront se procurer cet ancien numéro, je serai qu'un demi farceur (sic), c'est-à-dire l'héritier d'une farce lancée voici une soixantaine d'années" (p.100). Donc s'il ne parvient pas à convaincre le lecteur que le document Tisseyre, paru dans le Bulletin de la SESA en 1905, n'a jamais existé, son explication est caduque ! Il compte... sur la disparition de l'article à la suite de la publication de "Pierre et Papier" grâce aux "chercheurs" ! Donc, à ce moment-là, il veut publier son oeuvre rapidement. Rappelons qu'il l'a rédigée en 1970.
J-L Chaumeil : (Ne répondant pas à la question) Je vais vous révéler quelque chose... Le document Tisseyre est une invention. Ou, plus exactement, Tisseyre invente un relevé soi-disant réalisé en 1905 et le publie dans le Bulletin de la SESA. Grâce à cet article, il accrédite la présence de la pierre à cette époque dans le cimetière de Rennes-le-Château et couvre... un trafic de reliques et d'objets archéologiques qu'il a mis sur pied avec Bérenger Saunière. On ne pourra les taxer de vol pour une pierre encore recensée en 1905... !!!

Gazette de RLC : ... Etrange comme explication. Surtout que le document Tisseyre a été publié dans "L'Or de Rennes" avec la référence de la SESA en 1967, c'est-à-dire TROIS ans avant la rédaction de "Pierre et Papier". Les chercheurs ont eu tout le temps de vérifier... Quant à ce trafic, Tisseyre cite dans l'article plusieurs personnes... qui ne réagiront pas à ce mensonge !!!
Mais pourquoi expliquer et justifier cet extrait puisqu'il aurait suffi d'écrire ou de dire que de Cherisey avait tout à disposition en 1970 pour créer les parchemins...
J-L Chaumeil : (Continuant sur sa lancée) Oui, un scoop, vous dis-je ! Je dois ajouter que "Pierre et Papier" est annoté par Philippe de Cherisey mais que, pour des raisons d'édition, l'éditeur Pierre Jarnac des éditions Pégase ne les a pas reproduites.

Gazette de RLC : C'est dommage, cela aurait peut-être éclairé le document !
J-L Chaumeil : Oui, j'en ai fait part à l'éditeur mais, pour une meilleure lisibilité du document, il les a ôtées. (ndlr Jean-Luc Chaumeil a confirmé ses propos lors de deux entretiens téléphoniques de septembre et d'octobre 2006)

Le Codex Bezae

Gazette de RLC : Un problème sur les sources de de Cherisey a été soulevé par la découverte du texte d'origine du "Petit Parchemin", le célèbre Codex Bezae. Il n'évoque jamais cette source unique.
J-L Chaumeil : Ah ! là, nous sommes au coeur du système Plantard-Cherisey !
Je ne vais pas encore reprendre ce que j'ai écrit sur vos forums mais certains ne veulent manifestement pas comprendre... C'est agaçant à la longue.
Pierre Plantard connaissait le livre de Fulcran Vigouroux et a fait en sorte que la paternité des parchemins soit attribuée à Philippe. Citer dom Cabrol était un leurre, une pirouette. Ce fut la même chose avec la revue "CIRCUIT" qui connut plusieurs moutures.
Je vous donne un autre exemple... Dans une interview que Philippe m'a accordée en 1973, il en donne l'origine : "...j'ai pris le texte antique en onciale à la Bibliothèque Nationale sur l'ouvrage de dom Cabrol, l'Archéologie chrétienne, casier C25". Je m'y suis rendu et qu'ai-je trouvé dans le casier voisin à votre avis ?... Dans le casier B, le Fulcran Vigouroux. Voilà l'exemple par excellence des leurres et chausse-trapes du duo. Ils donnaient une information approximative, seul le curieux trouvait la véritable piste !!! J'affirme donc à la lumière de cet exemple que Pierre Plantard connaissait le manuscrit de Fulcran Vigouroux ! Et ceux qui ne l'admettent pas se fourvoient...

Gazette de RLC : Parlez-nous de la manière dont le quatuor fonctionnait. Quelles étaient leurs relations ? Qui décidait ?
J-L Chaumeil : Pierre Plantard tirait les ficelles, régentait tout. Il nous donnait très souvent des informations partielles et souvent différentes. Cela attisait les tensions. Souvent je me suis rendu compte que je ne possédais pas toutes les informations pour exploiter une piste et que Philippe ou Gérard en avait reçu d'autres ! C'était ça le système Plantard. Le non-dit, l'allusion, une forme de mise en concurrence des protagonistes. La volonté aussi de garder la main mise sur tous !

Gazette de RLC : Cela a conduit le groupuscule à l'éclatement...
J-L Chaumeil : Et j'en fus le témoin privilégié. En 1981, Pierre Plantard a convoqué le Convent à Blois. Philippe l'apprend par la bande et constate son éviction... Là, j'ai eu la preuve de la supercherie. J'ai pisté Plantard. Au lieu de me rendre au pseudo-convent de Blois, je suis resté devant son domicile à Colombes. Il n'en est pas sorti le jour fixé, pas plus d'ailleurs que les jours précédents ou suivants...
Dès lors, la rupture était consommée. A telle enseigne qu'il ne s'est même pas rendu à l'enterrement de Philippe en 1985. Philippe était aussi le parrain d'un enfant de Plantard.

"L'Enigme sacrée"

Gazette de RLC : L'arrivée des Anglais, Baigent, Leigh et Lincoln, auteurs de "L'Enigme sacrée" et du "Message" semble avoir accentué les tensions.
J-L Chaumeil : Tout à fait ! Philippe s'est retrouvé sur la touche avec l'arrivée du trio. Plantard a "créé" le Prieuré de Sion américain et entériné la scission avec le PS français. Mais j'ai toujours ressenti la présence de quelqu'un de très important derrière les trois anglo-saxons. Leur but était différent et visait la manipulation politique... Plantard a vite perdu pied, lui qui revendiquait une descendance mérovingienne, ils lui apportaient celle... du Christ !

Gazette de RLC : Jean-Luc, quand vous êtes-vous rendu compte de la fumisterie ?
J-L Chaumeil : Très vite ! Par intuition après cinq minutes... Pour le prouver, j'ai contre-enquêté. J'en étais certain en 1973 à la publication du numéro du "Charivari" sur le Prieuré de Sion.

Fin définitive... ?

Gazette de RLC : Et que faut-il chercher aujourd'hui à Rennes-le-Château et dans sa proche région ?
J-L Chaumeil : (Catégorique) Mais il n'y a jamais rien eu dans la région, que ce soit en 1900, en 1956, en 1967 ou en 2006 !!! Rennes-le-Château est un trou noir qui absorbe tous les atavismes, où chacun apporte ses idées et les y trouve assurément. A votre avis, pourquoi retrouve-t-on deux dizaines de fois le mot "miroir" dans le livre de Philippe ! Rennes-le-Château est un mythe et doit être appréhendé comme tel !
Allez un dernier scoop... Savez-vous que l'histoire ne devait pas s'arrêter à Rennes-le-Château ? Avant, il y avait eu le Mont Saint Michel, Gisors, Stenay. D'autres sites auraient dû être visités ensuite. C'est pourquoi il vaut mieux étudier la nature du mythe et le transcender. Les Templiers, de retour de Jérusalem, ont transposé les toponymes locaux en fonction de la région d'où ils avaient été chassés. Ils ont dessiné des cartes. Le Verdon en est un bon exemple. Philippe de Cherisey a rencontré Alfred Weysen, chercheur et auteur de plusieurs livres sur le Verdon. Entre Belges, l'information a circulé. Philippe lui donna un document, la carte volée à Monsieur Fatin, mais Alfred Weysen l'appliqua au Verdon... L'histoire aurait pu recommencer là-bas...

Gazette de RLC : Vous conseillez donc à tous les passionnés de se chercher un autre loisir, aux commerçants de fermer boutique et aux webmasters leur site ?
J-L Chaumeil : (Nuancé) S'il n'y a pas de trésor de quelque nature que ce soit à trouver, chaque être humain peut y accomplir une quête personnelle, un ressourcement.

Gazette de RLC : Mais d'autres lieux sont aussi propices à une telle démarche ?
J-L Chaumeil : C'est vrai, je vous le concède.

Gazette de RLC : Si le trésor est absent, la quête réalisable ailleurs, vous avez malgré tout repéré un autre lieu dans le département de l'Aude !
J-L Chaumeil : Le seul digne d'intérêt ! C'est un endroit très proche de Limoux, REDA. Attention, pas un toponyme qui nous ramènerait à Rennes-le-Château, non, une colline sur les hauteurs de Limoux... Les recherches archéologiques devraient s'y concentrer.

Gazette de RLC : Quelle sera votre prochaine actualité littéraire ?
J-L Chaumeil : Je travaille depuis 20 ans sur Taillefer. Cela me plairait de finaliser ce livre ! J'ai aussi un abondant courrier en rapport avec le Prieuré de Sion.

Gazette de RLC : Cela aurait plu au public que vous le partagiez dans "Le testament"...
J-L Chaumeil : (Sibyllin) Mais cela viendra en son temps, cher Johan !

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Mariano Tomatis Antoniono


5 novembre 2006, 12:55 pm
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