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L'usage de brûler les morts sur un bûcher a bien pu s'introduire parmi les Ibères d'Espagne, tandis que à l'époque de la formation de leur langue ils suivaient la pratique des autres peuples qui les ensevelissaient.
On sait combien ce peuple se plaisait aux combats : le bruit des armes le faisait sourire, et mourir sur le champ de bataille était la seule ambition d'un guerrier : aussi il n'y a rien de surprenant à ce que le terme mourir " hiltzia ou hiltzea " présente l'image de l'épée, - hilt, poignée d'une épée.
Le " fer, burdina ", ce métal pesant, - to burden, charger embarrasser, - redoutables dans leurs mains guerrières, n'était lourd qu'au bras du lâche ; pour celui-là seul c'était un fardeau, une charge et un embarras.
Soldat invincibles, ils ne pouvaient supporter le déshonneur d'une défaite ; être vaincus, c'était pour eux avoir à subir, honteusement assis sur un banc de leur demeure, les huées outrageantes de l'ennemi : telle est la signification pittoresque de " vaincu, benzutua " - to bench, asseoir sur un banc, - hut, cabane - hue (hiou), huée -.
Quelle ignominie pour des hommes valeureux de se voir exposés, impuissants, aux insultes et à la dérision, pendant que passe légèrement et fièrement au milieu d'eux le triomphant
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