La Vraie Langue Celtique - Sfoglia il libro

- 9 -

laissé de monuments écrits, parce qu'ils avaient peut-être plus de confiance dans les traditions, et il n'y a pas lieu d'être étonnés de cette manière d'agir, si l'on fait attention à la tenacité des traditions chez un certain peuple de l'Europe, que nous désignerons plus loin avec clarté. Cependant, il n'est pas admissible, que la nation celte n'ait point laissé aux siècles futurs le souvenir de ses moeurs, de sa religion et de son industrie. Cette histoire des Gaulois n'est point écrite dans les livres ; elle est gravée sur le sol même qu'ils occupaient. Ils ont donné aux tribus, aux terrains, aux montagnes, aux fleuves de la Gaule des noms que le temps lui-même n'a pu effacer. Là est renfermée leur véritable histoire.

Ces appellations possèdent certainement un sens précis, plein de révélations intéressantes, quoique toutes les langues semblent impuissantes à expliquer ces énigmes.

La décomposition de ces noms propres de lieux, d'hommes, de tribus, a préoccupé sérieusement bon nombre d'esprits : on s'est efforcé de rechercher cette langue, qui a rempli notre sol de dénominations indélébiles, dont la signification inconnue jette à notre légitime curiosité un défi incessant.

Sir William Jones, fondateur de la société asiatique de Calcutta, avait remarqué tout d'abord une certaine affinité entre le sanscrit, le grec et

Traduction italienne

precedente successivo


© 2005–2026 Domenico Migliaccio. Traduzione protetta dal diritto d’autore. Riproduzione vietata.