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des deux langues, depuis la conquête du pays par l'Angleterre. " (1).
Toutes ces observations successives ont conduit à penser que la langue sanscrite donnera peut-être la clef de langue celtique, et on l'a cru avec d'autant plus de raison, que les Celtes sont venus de l'Asie, berceau du genre humain.
Nous pouvons observer que les dialectes parlés dans la France, l'Irlande et l'Ecosse devraient nous donner cette clef plus facilement encore que le sanscrit ; car l'altération du langage n'empêche pas, même aujourd'hui de retrouver les mêmes termes celtiques dans les dialectes irlandais, écossais, gallois breton et languedocien. On pourrait faire des citations nombreuses ; mais nous nous bornerons à quelques-unes.
La pellicule du blé moulu et passé au blutoir se nomme, en dialecte languedocien, brén ; en breton bren ; en gallois bran ; en irlandais et écossais bran. La bruyère, si commune dans les landes de la Gaule, s'appelle, en languedocien brugo ; en breton bruk et brug ; en gallois grug et brwg. Le verbe français nettoyer se traduit en languedocien par scura ; en écossais par sguradh ; en irlandais par sguradh. Le nom français de l'aune,
(1) The advocate, 5 sept. 1885, journal de Melbourne, Australie.
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