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vérité et d'à-propos, les dénominations convenant aux tribus, aux cités et à toutes les parties du territoire celtique ; et c'était une fonction qu'ils remplissaient sous le nom de neimheid. Ils devaient encore porter leur attention sur ce qu'il fallait penser et croire, chargés qu'ils étaient d'enseigner les sciences divines et humaines.
Les Druides n'écrivaient point les mystères de leur science : leur nombreux disciples en obtenaient la connaissance, en appliquant leur mémoire à retenir le grand nombre de vers dans lesquels la doctrine druidique était renfermée. En obligeant les jeunes gens à apprendre ainsi par coeur les sciences qui leur étaient communiquées, " ils les empêchaient de se reposer sur l'écriture et aussi de négliger l'exercice de la mémoire. Il arrive ordinairement en effet, que l'on s'applique moins à retenir par coeur ce que l'on peut apprendre au moyen des livres. Le fondement de leur doctrine est que les âmes ne périssent pas... Ils traitent aussi des mouvements des astres, de la grandeur de l'univers et du monde, de l'essence des choses, de la puissance des dieux immortels, et enseignent ces doctrines à la jeunesse. " (1)
(1) César, de bell. gall. lib. VI.14. L'explication de César touchant l'obligation d'apprendre par coeur les sciences druidiques, est loin d'être satisfaisante. Cette obligation doit renfermer un motif plus important qui nous échappe.
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