
- 177 -
Ce récit des historiens laisse dans une obscurité complète les Ségobriges, qui ont reçu si cordialement Euxène avec ses Grecs ; le Neimheid lui-même livre à la postérité un bien faible renseignement sur cette tribu. Etablis à l'embouchure du Rhône, les Ségobriges étaient fort empêchés, dans leur communications, par les eaux de ce fleuve rapide et profond. Ils s'étaient donc vus dans la nécessité de construire des ponts nombreux, afin de rendre leurs relations aisées et faciles. C'est là, du reste, toute l'affirmation de l'Académie Gauloise, - to seek (sik), chercher à, - to owe (ô), être obligé de, - to bridge (brijde), construire un pont -.
Sur les côtes maritimes des Ségobriges, Euxène jeta les fondements de Marseille et rendit cette cité florissante en y appelant le commerce du Levant ; mais il est bien probable que le Neimheid ne lui abandonna pas le soin de dénommer la ville, puisque tous les mots employés dans la composition de Massilia, sont purement celtiques. Massilie, dans la concision admirable de ce terme, est un port recevant une infinité de grands vaisseaux qu'on mettait à la bande pour les radouber, - mass, un amas, - to heel (hil), mettre un vaisseau à la bande pour le radouber, - high (haï), grand -.
En remontant le Rhône vers le lac Léman et
| precedente | successivo |
© 2005–2026 Domenico Migliaccio. Traduzione protetta dal diritto d’autore. Riproduzione vietata.