
- 303 -
où les voyageurs s'installaient pour prendre du repos dans l'hôtellerie de la Mataline, était donc couvert de nattes. Peut-on imaginer que ce fut là un fait isolé et particulier à une maison bâtie sur une montagne, dans un pays d'ailleurs fort pauvre et peu fréquenté des voyageurs ? C'est plutôt l'indication exacte de l'usage des nattes et des paillassons pour le repos de la nuit dans les demeures de nos ancêtres, les bancs et les sièges adossés aux murailles servant seulement pour les repas.
Les Celtes, doués d'une nature généreuse, n'étaient point enclins au vol et au brigandage, et ils étaient peu nombreux ceux qui se rendaient coupables de pareils méfaits. Du reste, la justice était prompte et sévère, et le Fangallots des Redones - to faint (fént) disparaître, - Gallows (Galleuce), potence, gibet, - rappelait aux habitants de la région, que la pendaison était la juste punition des criminels.
Les noms des divers terrains, dans le cromleck de Rennes-les-Bains, n'évoquent point le souvenir des funérailles celtiques, parce qu'elles sont déjà écrites dans le pays des Sordes, à Caucoliberis et Illiberis. Jules César en loue la magnificence extrême. La croyance inaltérée à la vérité de l'immortalité de l'âme, conduisait les Celtes à déployer une grande pompe religieuse dans les
| precedente | successivo |
© 2005–2026 Domenico Migliaccio. Traduzione protetta dal diritto d’autore. Riproduzione vietata.